Waydelich

Raymond Waydelich

a représenté la France à la biennale de Venise en 1978.

Son travail porte principalement sur le temps et la mémoire, en particulier la « mémoire du futur » et les traces de notre civilisation que découvriront et interpréteront les archéologues du futur.

Ce travail se focalise sur l'objet, sa transformation anticipée sous l'action du temps ou encore sa préservation pour traverser les âges (des pneus recréés en céramique, une cabane de jardin coulée en bronze, des objets scellés dans un caveau près de la cathédrale de Strasbourg, à n'ouvrir qu'en 3790, le « Caveau du futur ».

Un autre versant de sa production est inspirée de la vie « rêvée » d'une couturière du XIXe siècle, Lydia Jacob, dont Raymond Waydelich a acquis un carnet de croquis au marché aux puces en 1973.

Les épisodes de la vie de Lydia Jacob sont retracés à travers des moyens plastiques d'une grande variété: peinture, sculpture, collages, assemblages, aquarelles, gravures...

Ces œuvres prennent souvent la forme d'hommages à un personnage célèbre, à des marques, à des lieux, ou font mémoire de voyages imaginaires de Lydia Jacob.

Elles sont fréquemment investies par un bestiaire truculent et aux expressions mi animales mi humaines (crocodiles, cerfs, cochons, volailles, poissons...), dans un esprit poétique teinté d'humour, d'onirisme et d'humanisme.

Conduit dans ce projet par son agent, Christophe Fleurov, Raymond Waydelich accompagné d'Egbert Broerken, un maquettiste allemand, a réalisé la sculpture "Le Point de convergence" inaugurée le 27 octobre 2012 par Roland Ries, Sénateur-Maire de Strasbourg, installée à demeure sur la Place d'Austerlitz.

Raymond-Emile Waydelich a marqué de sa présence l'inauguration d'une sculpture inaugurée le 19 décembre 2015 sur la place du Château à Strasbourg ;

le maquettiste Egbert Broerken a réalisé une maquette 3D en bronze au 1:125ème de la Cathédrale Notre-Dame de Strasbourg pour être installée à demeure à côté de son modèle.

Cette sculpture strasbourgeoise est le dernier signe marquant du Millénaire des Fondations de la Cathédrale (1015-2015) ; le projet a été conduit avec passion de bout en bout par Christophe Fleurov.

Ce dernier a rappelé dans son discours inaugural que 20 ans plus tôt, sur cette même place, Raymond-Emile Waydelich inaugurait le Caveau du Futur.