Adami

Valerio ADAMI

est né à Bologne en Italie le 17 mars 1935.

Il étudie la peinture à l’Académie de Brera à Milan.

Dès l’âge de 28 ans il parcourt le monde et expose ses travaux notamment en Amérique en Inde à Cuba au Mexique en Israël en France en Argentine au Japon en Espagne en Grèce en Belgique en Suisse…

Vers la fin des années 60 Valerio ADAMI s’impose comme l’un des acteurs essentiels du mouvement de la Nouvelle Figuration.

Valerio ADAMI

est un dessinateur avant tout.

L’artiste bouleverse la représentation dessine magistralement les objets et figures tout en repensant  les volumes en multipliant les images pour les fondre les scinder en un seul et même tableau aux couleurs pures et sans ombre.

Ses œuvres aux contours noirs rappellent la démarcation propre aux bande-dessinées ou aux vitraux tels que ceux qu’il réalise en 1984 pour le hall de l’hôtel de ville de Vitry-sur-Seine en association avec le maître verrier Jacques LOIRE.

Dans ses œuvres des années 60 l’artiste représente des intérieurs.

Il met en œuvre un procédé de décomposition et de montage dans lequel les éléments se déstructurent et s’imbriquent. Le personnage fusionne avec les composants de son univers de vie.

Outre d’impressionnantes rétrospectives ou expositions dans de nombreux musées et d’importantes galeries à travers le monde Valerio ADAMI marque désormais de son talent incomparable divers lieux publics.

Il réalise d’imposantes fresques murales dans des bâtiments célèbres comme la First National City Bank à Madison (USA) le foyer du Théâtre du Châtelet le hall de la gare d’Austerlitz à Paris le Park Tower Hôtel de Tokyo le Mandarin Hôtel à Columbus Circus à New York…

Valerio Adami

1935 - Figuration narrative

Valerio ADAMI

, le plus français des peintres italiens, est surtout connu pour ses célèbres aplats aux couleurs acidulées et ses formes cernées par un contour noir qui font penser à la ligne claire de la bande dessinée mais aussi aux vitraux des églises. Les principaux thèmes de ses peintures sont la littérature, les voyages, ainsi que les relations entre poésie, musique et peinture. Il a aussi entretenu dès ses débuts des rapports étroits avec les écrivains et les artistes de l'avant-garde internationale parisienne.

Valerio ADAMI

se forme à travers l'atelier de Felice Carena et rencontre à Venise Oskar Kokoschka. Après avoir étudié la peinture à l’Académie de Brera, à Milan, dans l’atelier d’Achille Funi, entre 1951 et 1954, Valerio Adami donne de premières toiles qui se rattachent à l’expressionnisme mais, très rapidement, il trouve un style propre, fait de formes cernées fortement par une ligne épaisse et traitées en aplats de couleurs pures (influence surréaliste qui demeure sous-jacente dans son œuvre) et sans ombres.

Lors de son premier voyage à Paris (1955), il rencontre Wilfredo Lam et Roberto Matta. Il obtient sa première exposition personnelle à Milan en 1958 et y expose ses premières œuvres influencées par Matta. À partir de cette date, il partage sa vie entre l’Italie et Paris tout en effectuant de nombreux voyages à travers le monde : Amérique du Sud, Inde (1957), Cuba (1967), Mexique (1970), etc. En 1968, il expose ses travaux au Jewish Museum de New York, en 1970 à Mexico City et à Jérusalem.

En 1962, il épouse Cantoni Mamiari della Rovere, peintre également sous le nom de Camilla Adami.

Au cours des années 1970, Adami s’affirme comme un des représentants notables de la Nouvelle figuration. Il développe un style pictural psychologique caractérisé par le dessin élaboré, que la couleur a pour fonction de détourner, modifier ou amplifier. Ses œuvres se singularisent par la saturation des surfaces coloriées où ne subsiste aucun blanc, aucune trace de doute ou d’inachèvement.

Il définit le tableau comme « une proposition complexe, où des expériences visuelles antérieures forment des combinaisons imprévisibles ». Le caractère figuratif de ses œuvres, minutieusement élaboré par de nombreux dessins préparatoires, ne doit pas faire illusion : il s’agit d’une reconstruction de la perception visant à l’appropriation d’images et non une référence directe à la réalité vue (« le tableau n’est pas fait de la même substance que la vision »). Les personnages, objets, paysages s’articulent en des compositions complexes où les rapports classiques d’espace et de profondeur sont entièrement bouleversés. Mais Adami a souvent été traité de "peintre classique" à cause de son travail sur la ligne. Cependant, il n'est jamais tombé dans "la redondance néo-classique des postmodernes".

En 1970, Adami s’installe à Paris où l’ARC — au musée d'art moderne de la ville de Paris — lui consacre une exposition. En 1985, son œuvre fait l’objet d’une importante rétrospective au Centre Georges-Pompidou, et expose ensuite à Tel Aviv et à Buenos Aires. De 1970 à 1994, il expose à la Galerie Maeght qui deviendra la Galerie Lelong à Paris.

Son travail sur la mémoire, individuelle puis collective, le conduit à aborder dans les années 1970 des portraits de célébrités – James JoyceFreudWalter Benjamin – puis des paysages et des événements historiques – la Révolution française – intégrant des mots-titres peints avec soin qui font référence à la peinture ancienne. L’importance attachée par Adami au dessin, la manière dont il rapproche des éléments culturels, a été commentée par des philosophes comme Jacques Derrida ou Gilles DeleuzeJean-François Lyotard lui a aussi consacré plusieurs études notamment sur son évolution. Il résume son travail par époque : les années 1960 correspondant au dénombrement des objets « que la consommation taille dans l'âme et le corps » ; les années 1970 marquant une série de portraits de penseurs, d'écrivains, de politiques de la « renaissance moderniste » et les années 1980 qui correspondent aux « Mémoires de l'amour, offrandes à l'impossible union, ex-voto aux métamorphoses du désir, monuments à la séparation et à la mort ».

Depuis la fin des années 1980, Adami a exécuté des peintures murales à grande échelle pour divers bâtiments publics : notamment en 1973-1974 pour la First National City Bank de Madison et en 1989 pour le foyer-bar du Théâtre du Châtelet à Paris. En 1985 il participe à la Biennale de Paris. Il réalise également huit vitraux pour l’hôtel de ville de Vitry-sur-Seine (1985) et des tableaux monumentaux pour la salle des Pas perdus de la gare d'Austerlitz à Paris (1992). En 1993-1994, il a aussi réalisé quatre peintures monumentales pour le Park Tower Hôtel à Tokyo, œuvre de l'architecte japonais Kenzo Tange.

Depuis 2004, une importante rétrospective lui a été consacré au Musée Frissiras d'Athènes, et Adami a ensuite enchaîné plusieurs expositions personnelles en Italie, Finlande et Espagne. Actuellement, il travaille à la création d'une fondation consacrée au dessin à Meina en Italie. En 2008, une rétrospective lui sera consacré à la fondation Pomodoro de Milan.

Enfin on peut dire d'Adami que "Derrière sa froideur apparente, on pourrait dire l'élégance un peu dandy de la forme, Adami cache inquiétude, nervosité, impatience, et cela se déchiffre encore mieux dans ses dessins, qui procèdent aussi à une sorte d'introspection permanente de son travail, comme une sorte de journal intime." (principale source).

Il est représenté par la Galerie Daniel Templon à Paris et Bruxelles.