Michele Mascherpa

Biographie de Michèle Mascherpa : « J’essaie de me faire à l’idée que tout est superposable dans le temps… »

2018

Centre culturel . Mémoire . st Raphael

Galerie N5. Montpellier

Galerie le Cabinet d’ amateur . Paris

Jeux d’adulte. Marseille

Galerie ADPL.. Gondrin.

2017

Galerie les Frangines . Toulon

« Le je de l’enfance » Pôle Culturel Chabran . Draguignan

« Résidence d’artiste. Chapelle du Bon Pasteur. Draguignan. en préparation de l’expo du  » je de l’enfance »

Création d’une fresque pour la médiatheque de Cannes Ranguin

2016

Les Maitres . Espace culturel Chabran. Draguignan.

2015

5 vidéos sont présentées au sein de l’arthotèque de l’espace Chabran. Draguignan

Galerie Patrick Bartoli. Marseille

2014

Galerie Patrick Bartoli. Marseille.

Nuit des Musées. Musée Archéologiques de St-Raphaël.

2012

« Drawing Stories ». Galerie Sintitulo.  Mougins

« Les contes défaits ».  Réalisation affiche. Chapelle de l’Observance. Draguigan.

« Galerie Ephémere ». Draguignan.

2011

« Les Petits riens ». Avec Bénédicte Klene. Chapelle St Esprit.  Auray.

Galerie TAMPOPO. Avignon. Autour du dessin contemporain.

Les oeuvres acquises par la Fondation Camille ( Paris ) en 2004, viennent d’être cédées au  Centre Beaubourg.  
Ces cinq pièces font donc maintenant partis du fond du Musée d’Art Moderne. Centre Beaubourg. Paris

2010

Base’ art. Salon du Mécénat et de l’art contemporain. Fréjus

2009

Base’ art. Salon du Mécénat et de l’art contemporain. Fréjus

Galerie SINTITULO. Mougins. Accrochage autour de l’oeuvre de  l’artiste Sylvain Vigny.

2007

Le Mai de l’Art. St Raphael

Le Passé retrouvé. Avignon

Galerie Sintitulo. Mougins

UMAM. Galerie des Ponchettes. Nice

2005

Librairie Papiers Collés. Draguignan.

L’été contemporain Dracenois . Chapelle de l’Observance. Draguignan.

2004

Galerie Corianne. Château de Périgny. Vouillé.

Parcours de l’Art. Invitée de Yann Arthus Bertrand. Cloitre St Louis. Avignon

Le Bol d’Art. Le Lavandou.

Galerie Corianne. Paris.

2003

Achat de 5 œuvres par la Fondation Camille pour l’art contemporain. 75006 Paris.

L’Art dans l’air. Fort Napoléon. La Seyne sur mer.

Carte blanches aux jeunes artistes. Centre Culturel. St Raphael

Accrochage au sein du magasin Habitat. Antibes.

Parcours de l’art. Avignon.

L’été contemporain Dracénois. Draguignan

Corpus. Maison du Patrimoine. Six Fours

2001

Galerie Art 7. Nice.

Les Passes Murailles. Chateaudouble.

Galerie Contemporaine Remp’art. Toulon.

UMAM. Galerie des Ponchettes. Nice

Galerie Art 7. Mail Art. Nice

Galerie / Espace Castillon. « Sur l’écriture ». Toulon

2000

Exposition virtuelle sur le site internet de l’été Contemporain Dracenois.

« Quelques artistes du Sud ». Centre Culturel. St Raphael.

Galerie Art 7. Nice

Var’iations Plastiques. Musée de Draguignan.

L’été contemporain Dracénois. Draguignan

1998

ELSTIR. La Garde. Prix Louise Baron 1998.

Passerelle pour l’ Art. Espace Bouchonnerie. Pierrefeu.

1994

Centre Culturel. Fréjus.

Les dix ans du CRAP. Centre Regional Art Present. St Raphael.

1993

Rencontre d’art contemporain de la ville de Hyères. Reçu le 1er prix de peinture abstraite. Espace 3000 . Hyères.

Exposition Peinture/Sculpture avec Sophie Menuet. CRAP St Raphael.

1992 Accrochage autour du dessin et de la photographie. CRAP St Raphael

Regards de Josée Sicard sur la jeune création. Château Musée de Cagnes sur Mer.

Centre Culturel de la Courneuve. Artistes contre la guerre. Paris

Les Picturales. Conseil General du Lot et Garonne. Agen.

Parcours de l’Art . Avignon. 2002 :

« C’est en imaginant le futur que s’est engagé mon rapport au passé. De façon insidieuse s’est glissée en moi une impression furtive d’une modernité passée, comme si tout ce qui nous entourait était à  la fois d’une modernité d’avant-garde et d’un passé flamboyant.
J’ai choisi l’Italie car c’était  pour moi l’idée que je me faisais de cette flamboyance, de notre fascination à imaginer à comprendre ce qui n’est pas de notre temps, mais avec qu’elle facilité en même temps pouvons-nous la faire notre, en y ajoutant, notre vision d’une « contemporanéité » imaginaire.
J’essaie de me faire à l’idée que tout est superposable dans le temps, à l’infini comme si ce temps, celui dans lequel nous sommes vivants, n’était qu’ UN et pouvait, à travers son  » immédiateté » nous faire vivre au présent  » l’autrefois » et le « demain » ».

Galerie Sintitulo / 2014
« Depuis longtemps je cherche de quoi est « fait » mon travail , et récemment est apparu discrètement  dans un coin de mon esprit , un minuscule bout de fil, qui ne demandait qu’à être tiré, et qui petit à petit devrait peut être constituer une pelote , la pelote de mon vécu créatif.!
Lentement j’ai tiré le fil et m’est apparu la vision très nette, qu’au fur et à mesure de mes recherches plastiques, j’essayais de créer un autre…. « corps « , un double du mien , qui serait lui aussi fait de chair et d’esprit. Un corps totalement indépendant de mon corps physique, mais qui en serait comme un prolongement !

Le papier – , comme une autre « peau » – est crée-travaillé , pour vieillir, se colorer, se tanner, comme pour la peau de mon corps, le temps passe et une transparence apparait, et laisse à voir non pas son « intérieur » – comme le vrai corps- , mais le vide de l’espace qui l’entoure.!

L’outil devient la main, et la voix tout à la fois, et par le trait, il dit , il raconte, par le plein et le vide, il signifie ses silence et ses attentes, le rythme dit ses cris, la couleurs ou son absence même , dit la retenu de ses sentiments.!
Et ce corps qui n’est pas mien, raconte, mon quotidien et le fait sien et chaque minute de sa propre vie est consigné de façon plastique.!
Il dit le moi et pourtant il n’est pas moi, comme deux enfants nourris d’un même sein, il sait parfaitement ce que je suis, mais il l’exprime avec ses propres mots, comme une conversation immatérielle
Il me surprend – et je regarde parfois, ce que je fais – comme le « faire » de quelqu’un d’autre, les mots de quelqu’un d’autre, qui me ressemble mais qui SUR-vivrait mes propres émotions.!

Comme une maternité/ autre – je ne crée pas du vivant je créer ma propre part d’éternité ».

Galerie Sintitulo / 2012

« Au départ je voulais écrire, c’était un rêve d’enfance.
J’ai passé du temps à gratter des pages de petits cahiers précieux, longtemps ce fut mon principal moyen d’expression. Au travers le dessin, je raconte des histoires intimes de l’autre, de moi-même, sans freiner ma spontanéité par ce qui ne devenait plus pour moi, au temps de l’écriture, qu’un vaste exercice de style. Une sérénité retrouvée!
Le sens des mots, des phrases entières mais aussi parfois coupées dans l’espace pictural viennent de cette envie de conter. L’écriture, illisible, c’était aussi voulu. Même si elle raconte, elle n’est pas là pour être lu par d’autres, elle est là pour dire et être vue, sans être assimilable. Elle ne raconte pas elle est «plastique». Elle n’illustre pas elle est «formelle». C’est ce qui reste de l’acte d’écrire. Ne reculant devant rien pour que l’acte de raconter soit encore apparent de façon mentalisée. Il est là, il existe, il nourrit la créativité. L’élément pictural devient secondaire sans que son importance s’amoindrisse, mais il n’est plus qu’un prétexte, apparence, rarement a-t-il la signification qu’on lui attribue, en se faisant propre à celui qui regarde. Il ne dit rien, il est happé par le vécu de chacun. La plupart du temps je travaille sur papier normal ou Velin. C’est le médium privilégié parce qu’il me permet d’utiliser plus facilement tous ces effets de tache, de transparence, d’épaisseur, de vieillissement accéléré de la surface papier, tirer parti du jaunissement de l’huile de lin. Le travail sur papier évolue constamment avec le vieillissement du support et c’est cela qui m’intéresse ».

Texte Nuit des Musées /2014

« La thématique du projet est construite sur “la Pensée Archéologique”! !

Lʼ Archéologie au sens pratique, avec sa référence aux niveaux terriens, mais aussi Archéologie de la pensée, avec ses niveaux dʼélévation spirituelle.! !

1ere partie de lʼintervention : dans le choeur! !
Cette première Intervention se situe dans le choeur de lʼéglise, qui se trouve ici transformé en “aquarium géant”, et ce d’une part grâce à une projection vidéo, et d’autre part avec la mise en place dʼune ambiance sonore adaptée.! ! Ainsi le visiteur se trouve “ sous lʼeau ”, il est au “premier niveau” de notre construction archéologique, il est au niveau “originel “.! !
Il y a une double lecture, car, l’eau est à la fois l’élément de l’origine de toute vie sur cette terre.
Mais aussi l’élément matriciel duquel nous sommes issus, en tant qu’être humain, notre vie débutant, de façon gestationnelle, dans le liquide amniotique.! !

2eme partie de lʼintervention : dans la tour! !
Chaque étage de celle-ci, est considéré comme un niveau à atteindre, Cette montée fait donc référence aux concepts énoncés ci-dessous :! !

– lʼélévation spirituelle (église – lieu de prière)!
– l’air – symbole de la pensée!
– la naissance – accession à lʼair libre! !

Le visiteur monte dans la tour pour gravir, donc, ces différentes étapes qui le séparent d’un niveau de conscience supérieure! !
Les différentes couleurs installées à chacun des étages/étapes symbolisent la notion de parcours dans la verticalité de l’espace de la tour.! !

Pour ce faire, vous retrouverez l’immatérialité lumineuse, par étage/étape matérialisée par la lumière/couleur :! !

– Niveau du sol – la lumière Bleue – dans le continuum de lʼéglise, milieu aquatique.!
– 1er étage/étape – la lumière Verte symbolise le règne végétal!
– 2 eme étage/étape – la lumière Jaune symbolise lʼair!
– 3eme étage/étape – la lumière Orange symbolise lʼair/ soleil!
– 4eme étage/étape – la lumière Rouge symbolise lʼair/fin de la lumière!
– dernier étage/sortie à lʼair libre / LE Noir / la nuit! !

En conclusion, la construction de lʼintervention repose sur deux symboliques, la Croyance, et lʼHistoire. Car cʼest aussi la fonction du site – ancien lieu de culte attenant au musée archéologique cohabitant côte à côte.! ! Les différents étages/étapes font référence à lʼélévation, mais aussi aux différents niveaux archéologiques réels sur lesquels repose lʼéglise actuelle, comme un périple à lʼenvers en partant de la Crypte pour remonter vers l’ église médiévale sous le niveau du choeur/coeur » ! !! »

Intervention de la plasticienne Michèle MASCHERPA pour la Nuit Européenne des Musées le samedi 17 mai 2014 au musée archéologique de Saint-Raphaël de 20 à 23 h.