Engelmann

Marie-Pascale Engelmann

Marie-Pascale naît en Algérie de parents andalous.

Elle quitte l’Afrique pour la France à l’âge de deux ans. Rien ne la prédestine à un métier artistique.

Quand vient le choix d’une carrière professionnelle, elle décide d’être institutrice. Elle exerce cette profession pendant vingt-cinq ans. De 1986 à 1995, elle part enseigner aux quatre coins de l'Afrique (Gabon, Madagascar, Comores….).

Ses souvenirs se remplissent de sons, d’odeurs, de couleurs.

Intéresser les enfants à l’art contribue à attiser sa curiosité artistique.

À l’âge de quarante ans, Marie-Pascale prend un nouveau départ.

Elle devient artiste à part entière et croque avec passion dans sa nouvelle vie.

Elle parcourt les expositions depuis une dizaine d’années.

Elle vit et travaille aujourd’hui à Strasbourg.

L’artiste développe un univers abstrait dans lequel se perdent des éléments figuratifs.

Elle associe l’acrylique à des techniques mixtes (encre, goudron, brou de noix) sur toile ou sur papier.

La musique accompagne son travail.

Elle donne à ses œuvres les titres des chansons des groupes écoutés dans son atelier (Lou Reed, Les Rolling Stones, Les Doors…).

Ses préférences artistiques penchent vers l’art contemporain : les artistes Antoni Tàpies et James Coignard (XX-XXIe siècles), Miquel Barceló (peintre espagnol) ou Pierre Alechinsky (peintre et graveur belge).
Avec une grande générosité, Marie-Pascale restitue sur la toile des sensations (olfactives, visuelles, auditives) emmagasinées au cours de ses différents voyages pour inviter le spectateur à s’évader à travers son art.

Elle puise son inspiration dans ses racines andalouses et sa vie africaine.

Elle créé ses couleurs avec des pigments rapportés et les confronte à la surface rugueuse du sable ou du ciment.

Marie-Pascale voit en l’utilisation du petit format un défi personnel, un moyen de raconter une histoire à la manière d’une nouvelle littéraire, riche et concise à la fois.

Fait de traces pérennes ou éphémères, son art s’articule autour d’une réflexion sur les caprices du temps.

L’artiste souhaite figer l’instantanéité d’un moment au moyen de matériaux simples et bruts.

La matière, dans toute sa fragilité, constitue le cœur de son travail.