Gravures de Titus Carmel

Biographie de TITUS CARMEL Gérard

Gérard TITUS-CARMEL

 

Gérard Titus-Carmel né en 1942 à Paris, est un peintre, graveur, poète et essayiste français. Il a illustré bon nombre d’ouvrages de poètes et d’écrivains, et a lui-même publié  une trentaine de livres, essais sur l’art et recueils de poésie.

Il s’intéresse très tôt à l’art moderne et suivra, de 1958 à 1962, la formation de l’Ecole Boulle; il s’initie au dessin et à la gravure. Titus-Carmel travaillera longtemps auprès d’Antonio Segui et de Vladimir Velickovic dans un atelier commun à Arcueil. L’artiste, à cette époque, a largement recours dans ses créations à un humour de l’objet « kitsch », source d’inspiration qui rend alors ses oeuvres à la fois insolites et énigmatiques.

Dessinateur d’une très grande précision, travaillant par séries successives, Titus-Carmel utilise de manière privilégiée le dessin pour s’exprimer. Dès 1964, représentant souvent la France, Titus-Carmel va participer à de nombreuses expositions internationales de groupe en France comme à l’étranger (Biennales de Paris, Salon Grands et Jeunes d’Aujourd’hui, Salon de Mai, Interférences, Exposition universelle d’Osaka en 1982, etc) ; il montrera régulièrement, à partir de 1967, son travail dans près de 200 expositions personnelles (en France, à Paris notamment, mais aussi à Tokyo, New York, etc).

Titus-Carmel participera aux plus importantes expositions internationales de gravure (Ljubljana, Cracovie, Tokyo, Vienne, Grenchen, Biella, Bradford, Baden-Baden, Prague) et de nombreux prix lui seront décernés.

L’artiste, au début des années 70, s’intéresse à l’évolution de la détérioration de l’objet ; la participation active ou mentale du spectateur, élément qui caractérisera toujours la production de l’artiste, est déjà à cette époque largement sollicitée.

Titus-Carmel ne cessera de jouer un rôle des plus actifs dans le courant général de l’art conceptuel et, plus particulièrement, au sein du mouvement « Land art », puisque travaillant sur la définition de « lieux ». Il explore l’espace qui sépare l’objet de son imitation. Dans un style à tendance abstraite, Titus-Carmel reviendra à la peinture dans le milieu des années 80.

Dès ses premières expositions, dans les années soixante, son oeuvre peint ou dessiné, comme son oeuvre graphique (lithographies, gravures, sérigraphies), révèle un goût puissant pour la littérature. Il illustrera des poètes comme Jacques Dupin ou Philippe Jaccottet, avant de donner ses propres recueils de poèmes. En 1992, Titus-Carmel publiera des réflexions sur la peinture (« Elle bouge encore . . . » Ed. Actes Sud).

 

Son œuvre est représentée dans une centaine de musées et de collections publiques. L’artiste a également réalisé une oeuvre monumentale ( Ministère des Finances à Paris, DRAC Champagne-Ardenne, le Palais des Congrès à Nantes, etc).

« Dans la Bibliothèque d’Urcée. Que faut-il voir dans ses lignes horizontales que balaient de petits bâtons hachés tout en verticalité ? Des étagères sur lesquelles s’alignent les dos des livres, comme le laisse à penser l’intitulé de la série, La Bibliothèque d’Urcée. Bien sûr, mais aussi et surtout un prétexte à un travail plastique qui lie la rigueur d’une grille géométrique à la pure fantaisie du signe et de la couleur.

Une logique de composition, donc, qui joue sur l’accumulation des signes, des traits, la frontalité du sujet, et le rythme subtil des ocres. l’an passé, Titus-Carmel déclinait à St’art ses forêts et jungles comme autant de motifs à la pure beauté formelle.

Le thème de la bibliothèque pouvait paraître ô combien plus austère que celui de la nature. Il n’en est rien. Dans la diversité des techniques – acrylique, gravures, fusains, craies noires et sanguines…, l’artiste surprend par la fraîcheur du propos. Une méditation plastique sur le fil du rasoir : à la fois construite et buissonnière. Du beau Titus-Carmel. »                                                                                      Serge Hartmann, DNA, novembre 2009

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