Flosi

FLOSI, Monique

Après avoir voyagé et exposé dans les grandes manifestations internationales,

elle vit en Provence (Vaucluse).

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Titre :

Plasticienne, peintre, graveuse taille-douce.

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Techniques :

Peinture, pastels, gravure taille-douce

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PRÉSENTATION :

Ayant obtenu son diplôme des Beaux-Arts à Marseille

et une maîtrise en Arts Plastiques à l’Université d’Aix-en-Provence

où elle a enseigné par la suite la technique du dessin et de la gravure,

elle ouvre son premier atelier de gravure à Marseille (immeuble Les Arcenaulx) en 1974.

En 1984 l’artiste s’éloigne de la gravure et se forme aux nouvelles technologies

auprès de l’INA (Institut National de l’Audiovisuel).

Pionnière dans ces nouveaux outils, elle devient consultante en image de synthèse à Paris.

En 1994 elle abandonne l’ordinateur et s’installe dans sa maison près de Gordes (Vaucluse 84)

où elle peint de grands formats de peintures géométriques et transpersonnelles.

Depuis 2004 au printemps elle dessine aux pastels sur des formats raisins les iris de son jardin.

• Présente dans plusieurs grandes collections d’art privées et dans des musées :

            • MAC (Musée d’art Contemporain), région PACA Marseille.

            • Bibliothèque municipale de Lyon.

            • Bibliothèque Nationale de France, Paris.

• Ses oeuvres ont été présentées dans les grandes foires internationales d’art contemporain :

            • Bâle, Washington, New York …

• Livre d’artiste en collaboration avec :

            • Salha Stétié,

            • Raymond Jean,

            • Christiane Baroche,

            et plusieurs poètes contemporains.

• Editée par :

            • les Editions De Franconi à Nice,

            • les Editions Lee Silberstein à Washington,

            • les Editions Weber à Genève,

            • les Editions Editard à Genève.

• Présente dans les dictionnaires des artistes :

            • le Bénézit, dictionnaire de référence des peintres, sculpteurs dessinateurs et graveurs du monde entier.

            • le “Kunstlerlexikon”, Encyclopédie universelle des Artistes.

            • le dictionnaire des “femmes surréalistes”, Ed. Obliques,

            • le Delarge, dictionnaire des art plastiques modernes et contemporains.

EXPOSITIONS :

2017

• Intervention à la Galerie 22 (Coustellet, 84) lors de la manifestation Traces de poètes.

Projections des pastels d’iris et textes lus par Monique FLOSI sur le travail de création artistique.

 

2016

• Un livre sur les plantes du jardin de Fontaube est mis en page et publié avec les illustrations de Monique FLOSI et des poèmes de Martine MONTEAU.

• Un livre est publié sur le décor réalisé par Monique FLOSI de la façade du Château de Fontaube.

2015

• Un livre sur sa maladie « Le Crabe, chroniques intimes » est publié. Textes, poèmes et dessins.

2013

• Pavillon M, Marseille-Provence 2013, Capitale européenne de la culture.

Exposition de 35 gravures.

2012

• Galerie Editart, Genève (Suisse)

• Musée des Alpilles, “Images du temps qui passe” St Rémy de Provence.

2010

• Galerie Editart, Genève (Suisse).

2009

• “Trace de Poète”, Isles sur Sorgue.

2008

• Salon Arstampa Chapelle de l’Observance à Draguignan.

• « Traces du Poète » Isle sur Sorgues.

• Galerie 22 – Coustellet.

• Galerie Editart, Genève.

2007

• Médiathèque du Cannet des Maures.

2006

• Les Arcenaulx, Marseille.

• « Graveur en liberté » Chapelle des Pénitents Bleu, la Ciotat.

• Galerie Editart, Genève (Suisse).

2005

• Fondation Saint John Perse, sur le thème de la danse.

2004

• Gordes de Peintures grands formats

• « Raymond JEAN et ses amis peintres » à la Fondation St John Perse en Aix-en-Provence.

• « Graveurs en liberté » à Barjols.

• Exposition des pastels d’Iris au château de Lourmarin.

2000

• « Plantes Tinctoriales » organisé par le Parc du Luberon.

1998

• « Gravure Art et technique », musée des Alpilles – St Rémy de Provence.

1997

• Installation d’un atelier de gravure au « Conservatoire des Ocres » (Okhra) 

  Usine Mathieu à Roussillon.

1996

• « 5 jours pour changer le monde » en partenariat avec Sciences-Frontières

  à Cavaillon.

• Les Arcenaulx à Marseille.

• Juillet – Festival d’Avignon – « Clair de femme  » sur des poèmes

  de Salah STÉTIÉ.

• Galerie Jouvène à Marseille.

1995

• Ouverture de l’Espace JANUAÉ en Avignon,

  atelier de gravure taille-douce et espace d’exposition.

1982

• Intervient à la Foire internationale d’art de Bâle – Editions Weber.

• Montage de l’exposition « Espaces Gravés »pour l’Office Régional (PACA).

1981

• Participe à la grande Foire internationale d’Arts de Bâle (Suisse)

  et de New-York (USA).

• Galerie Influx à Marseille.

• Participation à la Foire du Livre de Francfort.

1980

• Galerie Editart à Genève.

• Exposition de groupe : « Le Trait » à la Cité  des Arts à Paris.

• Exposition de groupe : « Trace dans l’espace »,  l’Homme et l’Architecture, 

  au Relais Culturel d’Arles.

• Participe à la grande Foire internationale d’Arts de Washington (USA).

• Exposition et édition à la galerie George Town Graphic’s à Washington.

1978

• « La femme et ses images » organisée par l’Unesco et le musée Cantini.

1977

• Galerie Trintignant à Montpellier et à la galerie Nouvelle Gravure à Paris.

• Exposition et animation dans « Gravure au Présent », Nice. 

1976

• Galerie K,  Lyon.

• Galerie des Maîtres Contemporains à Aix-en-Provence.

• Galerie du Palais à Marseille.

1975

• Musée Louis JOU aux Baux de Provence.

• Galerie André NÉGRE à Marseille.

• Auditorium France Culture à l’occasion du festival d’Avignon.

Sites sur Internet :

Site officiel :                 http://monique.flosi.fr

Site des pastels d’iris :              http://monique.flosi.fr/pastelsiris/

Site des gravures :                    http://monique.flosi.fr/gravures/

ECRITS sur Monique FLOSI :

 La gravure de Monique FLOSI, Raymond JEAN (écrivain)

Une sensibilité « à fleur de cuivre », comme on dirait pour d’autres « à fleur de peau ». FLOSI n’ignore d’ailleurs pas les secrets de la surface de la peau : nuances du grain, nervures, branches, réseaux.

Mais elle connaît aussi les réseaux du cuivre.

De sa main de graveur (de graveuse, pour saluer ce féminin inaugural), elle les met à nu, les creuse, les fait crier.

Du burin et du brunissoir, de la résine et de l’acide, elle fait sortir des algues bleu-perle, des oiseaux, des strélizias, d’étranges mésanges humaines. Lignes onduleuses, spirales, courbes qui pourraient être rassurantes… Mais le fantastique, avec ses becs, ses griffes, ses cornes, est caché partout dans ces pièges, comme dans les dessins des vieux maîtres du genre.

Couleurs et formes en fête, mais jamais innocentes. Taille-douce, pas si douce… Art sûr de lui-même et de ses cheminements.

Texte de Marie MAURON, écrivain

Ces eaux-fortes ont la grandeur et la vigueur tragique des lettres elles-mêmes. Un cœur de femme brûle et saigne, et le burin et l’acide brûlent de même le métal. Le sentiment humain s’exprime dans les traits du visage et les traits de l’œuvre. Telle concordance est en soi un chef-d’œuvre d’art, de compréhension, d’émotion jumelle.

Le symbole pur et brûlant du lys dans sa pureté même est bouleversant : fleur-sexe, fleur-oiseau, fleur-passion, amour féminin aux cent douleurs.

Voici la forme extrême d’une communion texte-œuvre d’Art, le chef-d’œuvre de la rencontre, communion véritable au sommet.

Tout le merci de mon admiration !

Les Lettres de la religieuse portugaise

(Edition d’Art illustrée de six Eaux-fortes)

Texte de Claude MASTRE, écrivain, conteur

Quand elle grave, le mouvement du monde semble quitter ses yeux : le va-et-vient des autres, les gestes, la rumeur, les images, les signes, tout ce qui suit comme un sillage les voiliers blancs ou noirs de la vie, tout s’estompe. Son visage s’absente : dureté impassible d’un masque.

Mais le regard brûle au-dedans ; regard inverse, jeté comme une sonde aux profondeurs secrètes où s’assemble, se serre, en noyau fou, solaire, un tumulte de forces impulsives, d’émotions flamboyantes, de rêves qui blasphèment et qui jettent des sorts.

Remonte alors avec les houles, avec les laves, jusqu’à la main qui scarifie, un univers de pierre, d’eau, de feu et d’air, habité çà et là par des monstres qui rient atroces ou débonnaires, traversé de regards sans repos, secoué d’étreintes charnues, frôlé, quelquefois, de plumeuses tendresses, d’émoi délicats. Univers fantastique et fantasque, frère sombre de l’autre, avec son humour noir et ses rites barbares, son ordre propre, ses désordres, ses bonheurs, ses horreurs et ses doutes.

Quand elle grave, ce qui d’abord ronge le cuivre, c’est sa volonté d’extirper ce qui hante, sa rage têtue de survivre, lent surgissement d’une conjuration.

Et, quand elle dessine, délivrée de l’âpreté fouisseuse qu’impose le métal, c’est un péril tout autre ; moins abyssal, simplement inscrit dans la trame de ce papier, fait à la main, qu’elle a choisi parce qu’il n’a rien de platement docile. Papier rebelle, quelle imprègne parfois d’encres vives, qu’elle déchire ou qu’elle froisse comme un chiffon ; papier complice,  puisqu’il affecte alors une étrange patience, l’élasticité presque vivante du parchemin ; mais rebelle encore et toujours, parce que le grain de cette peau, ses marbrures, ses pelages, ses tatouages de hasard, – ce frissonnement d’épiderme – dissimulent des pièges qui pourraient bien séduire.

Ainsi s’affrontent, quand elle dessine, dans l’équilibre nécessairement précaire de la connivence et du défi, son plaisir et sa vigilance. affrontement ludique, où s’aiguisent la fantaisie et la sensualité de son imagination, et sa curiosité passionnée pour la beauté de vivre, pour l’énigme femelle qu’est peut-être la vie.

Alors peut se tramer, sur ce papier bourru et tendre, le complot des couleurs et de la lumière, qui agace la mort : gésines prodigieuses de femmes dont le ventre a mûri des bestiaires fabuleux ; métamorphoses animalières ; chimères organiques qui passent en contrebande la frontière du réel et puis, dans le vagabondage attentif de son geste, dans le glissement aérien des crayons, grappes de seins, amoncelés en paysages de terre-mère, jusqu’aux guirlandes nourricières d’une voie lactée échevelée…

Quand elle dessine, peut-être que s’allume une fête sorcière semeuse de « caprices »… Mais surtout s’exalte la vie, le scandale insolite et joyeux de la vie. En ce temps de mort lente, les gisants s’en étonnent.

 

 

 

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