Actualités

Retrouvez ici toute l’actualité sur la gravure contemporaine

 

18-22 OCT. 2018 gravure contemporaine

LE RENDEZ–VOUS PARISIEN DE L’ART MODERNE & CONTEMPORAIN et de la gravure contemporaine EN OCTOBRE, AVENUE DES CHAMPS–ÉLYSÉES.

Du 18 au 22 octobre, ART ÉLYSÉES – Art & Design retrouvera l’avenue des Champs-Élysées et réunira sous 3 pavillons éphémères près de 100 galeries, présentant un large panorama de l’art moderne, de l’art contemporain, de la gravure contemporaine et du mobilier design du XXème siècle.

Cela fera douze éditions que la foire Art Élysées – Art & Design participe activement à l’effervescence artistique de la capitale, la foire est un lieu de rencontres et d’échanges dynamiques autour de la gravure contemporaine. Un rendez-vous attendu par les amateurs, collectionneurs et professionnels.

Art Élysées est aujourd’hui un événement majeur et incontournable du marché de l’art et de la gravure contemporaine.

Gravure contemporaine Di-Rosa
Stand de la galerie l'Estampe
Source : Les Echos le 28 septembre 2018
Dernière chance
Monter le son en mode nippon

Après calligraphie, estampes et autres envolées lyriques façon kabuki, au tour du Japon ultracontemporain de nous épater. Rendez-vous ce vendredi au Centre Pompidou, à partir de 20 h 30, puis au Trabendo, à 23 h, avec la crème de la musique électro nippone. Au programme : sets musclés, sons hybrides et rythmes dansants jusqu’à l’aube.

Après calligraphie, estampes et autres envolées lyriques façon kabuki, au tour du Japon ultracontemporain de nous épater. Rendez-vous ce vendredi au Centre Pompidou, à partir de 20 h 30, puis au Trabendo, à 23 h, avec la crème de la musique électro nippone. Au programme : sets musclés, sons hybrides et rythmes dansants jusqu’à l’aube.

https://www.centrepompidou.fr/ et http://www.letrabendo.net/tokyo-hit3/

Pour la troisième édition de la Tokyo Hit, la Maison de la Culture du Japon et le collectif Take Hit invitent à nouveau 2 acteurs majeurs de la scène techno japonaise dans le cadre de la Paris Electronic Week 2018

 

Artiste connue et reconnue, Françoise Roullier signe une exposition de grande qualité à la galerie du Carroi des arts, sur les différentes techniques de gravure. Son parcours force le respect. Après des études de géographe, elle devient professeure d’histoire-géographie. Également diplômée des Beaux-Arts de Paris, ses œuvres sont présentes dans de nombreuses collections en France, aux États-Unis, au Japon, en Allemagne, en Espagne, etc. Elle travaille la technique de l’eau-forte, qui remonte au Moyen Age. Une fois le dessin gravé sur une plaque de cuivre, bois ou verre acrylique et après de multiples phases de travail, la plaque est tamponnée d’encre avant l’étape ultime et délicate, celle du tirage sur papier, au moyen d’une presse manuelle. Ensuite, suivant son inspiration, quelques tableaux sont teintés d’une pointe d’acrylique pour lui donner de la fluidité et de l’éclat.
« Eaux-fortes, peintures, livres d’artistes avec ses propres textes, Françoise Roullier excelle dans tous les domaines » constataient les élus lors du vernissage, vendredi. La vision de l’artiste est précise et la restitution révèle un sens aigu du détail. Prochainement, les enfants de 8 à 11 ans des écoles de Montlouis seront invités à réaliser leurs propres estampes dans le cadre d’un atelier de découverte.
Exposition jusqu’au dimanche 21 octobre au Carroi des arts, rue du Maréchal-Foch ; entrée libre du mercredi au dimanche, de 15 h à 18 h.

Beaucoup de grandes expositions sur l’art pictural japonais ont eu lieu à Paris et notamment celle consacrée à Hokusaï. La présente exposition accueille les représentants des courants modernistes couvrant une grande partie du XXème siècle.

Le Japon s’est ouvert tardivement aux échanges commerciaux et artistiques avec l’Occident et il a fallu attendre la moitié du XIXème siècle pour y parvenir. Le résultat de cette ouverture du Japon sur l’Europe en particulier a eu comme conséquences un engouement incroyable de la part des européens pour cette civilisation si longtemps ignorée de l’Occident et y faisant une entrée fracassante. L’influence du Japon est manifeste en France, non seulement dans la peinture, mais aussi dans la musique. En effet, Debussy, pour ne citer que lui, n’est pas resté longtemps insensible aux courants venus de cet Extrême-Orient lointain, fabuleux, inconnu…

L’intérêt de cette exposition réunissant les chefs-d’œuvre du musée Nihon no hanga d’Amsterdam vient du fait indéniable que la peinture et la gravure japonaise ne sont pas restées rivées à jamais du XVIème au XIXème siècle aux noms prestigieux de Hiroshigé, Utamaro, Hokusaï et bien d’autres représentants de la gravure japonaise. Cette exposition démontre clairement que l’influence entre les deux nations a été réciproque, comme en témoignent les tableaux peints en Bretagne, par exemple ceux de Yamamoto Kanae indiquant très nettement l’influence de Gauguin. Tout comme Yamamoto Kanae, Onchi Koshiro est l’un des principaux chefs de file du mouvement Sosaku hanga et est présent dans cette exposition avec des portraits de femmes frappées d’une tristesse profonde et des paysages urbains souvent sinistres, qui sont très proches de l’abstraction.
Si de nombreuses œuvres restent dans l’hémisphère des siècles précédents comme Hiver dans les gorges d’Arashikyo d’Hasui, d’autres comme celles de Kawabata Ryushi optent pour une vision nettement plus moderniste, empruntant délibérément le style occidental comme dans Automne à Kiso. C’est aussi le cas de Kobayakawa Kiyoshi qui, tout en affichant une certaine préciosité dans son dessin, s’oriente lui aussi vers la modernité. Quant à Ito Shinsui, il maintient entre le passé et la modernité des liens subtils que l’on peut déceler dans une splendide gravure intitulée Avant l’orage. En plus de deux cents œuvres, le visiteur privilégié de cette exposition pourra à sa guise rester en contact avec les siècles précédents à travers les gravures de peintres nés au début du XXème siècle ou de la fin du XIXème siècle, mais il pourra avant tout aborder le XXème siècle à travers les œuvres d’artistes japonais fascinés par la soudaine découverte de la modernité proposée par la peinture française.
Complément indispensable à cette exposition, un superbe catalogue très complet dû à Chris Uhlenbeck, conservateur au musée Nihon no hanga : Chefs-d’œuvre du musée Nihon no hanga, Amsterdam.

Une remarquable exposition organisée par Ger Luijten, Directeur de la Fondation Custodia, permettant la découverte d’un courant pictural japonais successeur des grands maîtres japonais du XVème au XIXème siècle et qu’il faut à tout prix connaître.

Texte de Michel Jakubowicz